jeudi 31 juillet 2025

BQN n°4 - page 10 : "Karnaval ed Linz/Haute-Autriche" avec la peintre Verena Wimmer. - Illustration musicale : 'Jambalaya' par Clifton Chenier.

 


Verena Wimmer sera présente dans le n° 0 de Merdal'Or ! à paraître fin août

BQN n°4 - page 9 : 'GONE FISHING' collage de Jackie Richards du Pays des Oiseaux/Birds-Land.- Illustration musicale : 'Broken Bird' de John Cale.

 

BQN n°4 - page 8 : 'Fotografia futurista 2 & 1' de Mik Triestin.- Illustration sonore : 'Lampshade Time' & 'Nat King Cole' de Keith Moliné. Première publication le 31.07.2025 - 4.



BQN n°4 - page 4 : 'HEAR SEE SCREAM / ENTENDRE VOIR CRIER', WE GAAN KAMPEREN / ON VA CAMPER' de Marieke Jannen d'Ostende. - Illustrations musicales : 'Scream The Blues de Screamin' de Jay Hawkins & 'Summer Camp Blues' de Robert Daniel. Première publication le 29.07.2025 - 6.



Née en 1965, Marieke Janssen est une artiste peintre qui vit à Ostende ; parfaite autodidacte, elle qualifie son style de New Figuratif. Marieke Janssen aime beaucoup 
les chansons d'Edith Piaf
.

If you are interested in a (portraitpainting, an exposition  or other collaborationsend a message to  marieke.janssen123@gmail.com 

or phone me on 0032-474683253

You are welcome to visit my studio by appointment. My cookies are fabulous

Marieke Janssen

dimanche 27 juillet 2025

BQN n°4 - page 3 : SON HOUSE de Jean-Luc Galus dech Nord & photo offerte par Johnny Manson d'Ostende.- Illustrations musicales : Full Live Performance (November 15, 1969, Scary Delta Blues & 'Let me tell you about Son House (Documentary) par/avec Son House.

On entend des grondements des chants des rythmes endiablés on dirait du James Brown remonté des limbes…. Des types qui tapent et cognent à coups de marteaux ils frappent et disjoignent des culasses des pistons des kilomètres de périphéries extensibles étendues dépliables des kilomètres de banlieues entrepôts écoles échoppes garages des gens assis une carcasse métallique noircie… Presque la guitare de Son House : une caisse martelée comme celle d’une bassinoire remplie de braises et les notes fulminent et fument ! La National usinée .... des vraies enluminures ! La guitare National en métal argenté n’est plus le miroir dont le halo illumine l’œil de la caméra en 1965 et en plus les micros lâchent.... Mais Son House continue de jouer comme si de rien n’était sous tension prédicateur tourné vers l’intérieur … Son House crève l’écran. Comme un diable endimanché. Cet homme à la haute taille et les jambes longues le bas du pantalon remonté sur les chaussettes noires qui couvrent le mollet martèle les cordes de sa main large battoir et le pied cogne le sol. Il est vêtu d’un pull-jersey à damiers tricoté la lavallière chantournée Eddie James House Jr sous tension comme tourné vers l’intérieur heurte et martèle de sa main battoir la caisse de résonance comme une bassinoire remplie de braises ! Voix rauque qui grince roule dans des bazars ambulants où l’on vend des élixirs miraculeux il est prié de jouer assez fort sous tension prédicateur comme tourné vers l’intérieur pour attirer le client les nuits dans le cafard des hommes faire danser jouer dans les champs dans les salles de billard dans les bars les bordels les bals les spectacles itinérants la National en métal blanc d’avant la guerre – on en avait stoppé la production pour réarmer et il l’avait pendue au clou - dont la caisse s’oxyde et les cordes comme des élastiques « tsoing…tsoing »… Il chante édenté la main droite cogne le métal résonne et le blues l’accompagne tout comme un homme. : « Ainte no Eveune, ainte no beurningue aile, Wair Aïme gohingue ouene Aï daï, kant nobodi taile… »

mercredi 23 juillet 2025

BQN n°3 - page 8 : Hommage à Jean Louis Murat, à l'Auvergne & au vélo -- un texte ascensionnel & tout en descente, aussi une photos de Jean-Luc Galus dech Nord & Pas-de-Calais + une photo trouvée par Chl'Edziré ed Dwai.- Illustrations musicales (sélection de Ch'L'Edziré de La G.P.M/Grande Picardie Mentale) : 'Le Col de La Croix de St Morand' (Live), 'Les Jours du Jaguard' (Live 2022 à Liége), 'Le pastrassou dien sa tsabano' de Joseph Canteloube (1879 -1957) & 'Dordogne' (extrait du film 'Murat en plein air', toutes ces chansons interprétées par Jean-Louis Murat.



 












dimanche 20 juillet 2025

BQN n°3 - page Bonus : 'TRANSFUSIN IMMEDIATE', 'UNE HISTOIRE DERRIERE L' HISTOIRE' & 'SCHIZOPHRENIA'===> Textes et illustrations noires et blanches ou en couleur et de l'acrylique aussi... en technique mixte aussi... de Nabila OH d'Edimbourg qui revient en France.- Illustrations sonores : 'Trasfusion Blues' de Johnny Cash, 'Rise" par Public Image Ltd, "Napalm Brain-Scatter Brain" & "Stem / Long Stem" de/par DJ Shadow. Première diffusion : 21.09.2024 - 38.

 

 


B comme naBila
- Lettrine de Philippe Lemaire -


Le 02 août 2024.
Il est 00h05 à Alger et il fait tellement chaud qu'on dirait que je pourrais faire cuire un oeuf si je le cassais au sol. La météo dit qu'il ne fait que 27 degrés mais je ne la crois pas. Je ne me plains pas, j'aime beaucoup cette ambiance de sauna en plein air mais tout de même, le fait de respirer fait transpirer ici.
Je pense aux incendies, aux bombes et aux fusillades, je pense à la panique des tremblements de terre et autres catastrophes, j'ai vécu tout ça et quand j'y pense ça me fait un peu relativiser ma situation actuelle. Je vous avoue qu'elle n'est pas terrible cette situation actuelle, et que ça n'aide pas tant que ça non plus de relativiser.
Le plus terrible a été de perdre le contrôle de ma conscience, le plus terrible est la constante menace que ça recommence même si à chaque fois que ça recommence j'apprends un peu mieux à l'apprivoiser.
J'ai vu une vidéo aujourd'hui qui se basait sur un concept de Jung " Tout ce à quoi l'on résiste persiste et tout ce que l'on embrasse s'efface. - Tout ce que nous n'aurons pas ramené à notre conscience surgira dans notre existence comme le destin ou la fatalité" je ne suis pas sûre de comprendre si en embrassant ma folie j'y résiste, elle persiste ou elle s'efface. Ma mère me dit "pour moi tu n'es pas une vraie schizophrène", les gens me disent "tu parles trop de ta folie" "les gens n'ont pas besoin de savoir" est ce eux qui résistent ou est ce moi ? Comment embrasser la folie sans y résister ? Je ne sais pas.
Ce que je sais c'est que je ne peux pas vivre à Alger, je suis trop occidentalisée, trop folle, trop originale et certainement trop libre. je ne peux pas vivre en occident, je suis trop africaine. Je suis pas la seule dans ce cas "ni de chez moi ni de chez vous" disent pnl, je les cite souvent tellement je me sens moins seule quand j'écoute cette chanson, mais embrasser l'une ou l'autre option selon où me guidera mon destin sera la solution.
Jung ne croyait peut être pas au destin, où pensait pouvoir l'éviter par la conscience. moi je crois comme les musulmans et Spinoza (eh oui) que tout est écrit, les dés sont jetés mes amis. Je fais ce que je peux de toute façon.
J'ai envie de partir d'Alger, encore, comme à chaque fois que j'y viens, et j'aurai envie d'y revenir une fois que je serai de l'autre côté, encore comme à chaque fois que j'y vais.
C'est une double absence qui rend fou. A l'hôpital psychiatrique de Philadelphie il y avait une majorité de noirs, des hommes essentiellement. Même à Edimbourg où les noirs sont une minorité extrême ils étaient surreprésentés proportionnellement à la population locale. Tout le monde est fou me dit-on et j'acquiesce gentiment maintenant . Mais non, vous n'êtes pas fous les gens, vous êtes juste inconscients. Ou ignorants, vous pouvez choisir votre camp.
Je n'arrive pas à dormir, une longue journée de traversée de frontières et de mers m'attend demain, je serai à Paris en plein JO. Je déteste ce concept idiot de jeux, d'humains-machines sacrifiés et entraînés toute leur vie pour amuser des foules passives et ébahies. Bien sûr on s'en sert pour faire de la politique, mais je préfère les mots pour faire de la politique, les mots et les idées. Pas des drapeaux ensanglantés. J'aime pas les drapeaux, j'aime pas les frontières et j'aime pas les nations. Je préfère les peuples libres de circuler, auto-determinés et souverains. Mais ça n'existe pas encore ce concept. Même si ça y prétend naïvement.
Plusieurs athlètes des JO ont des comptes onlyfan pour subvenir à leurs besoins, parce que ça ne paye pas tant que ça d'être une machine entraînée. Ça ne paye pas non plus d'être artiste, mais comme dit Warend les gens comme nous sont payés par bien plus que des billets.
Je dis souvent que je déteste l'argent, et c'est une réalité qui vient certainement de mon vécu algérien socialiste mais aussi de ma maladie, j'aime à croire que c'est mon côté visionnaire aussi de comprendre que l'argent est le nerf du mal. Ça choque mon entourage, comme si ne pas aimer l'argent me dispensait de facto d'en avoir. Ben non, avoir besoin d'argent ne veut pas dire aimer l'argent, ça veut juste dire que je vis dans le monde réel. Et bien sûr que dès que je suis en épisode je me sens en mesure de vivre sans argent, je me détache du monde réel et ça a quelque chose de tellement libérateur. C'est pour ça que nous les fous quand on décide de vivre sans vous on vit aussi sans argent. Un jour c'est peut être ça qui m'arrivera et je ne sais même pas si j'en serai plus malheureuse ou plus heureuse.
Pendant tout mon séjour a Alger mon corps m'a dit non, d'abord en ayant mes règles pendant des semaines, puis par l'irruption de plaques rouges qui demangent a des endroits de mon corps étranges.
L'inconscient qui surgit dans le destin de mon corps. J'ai envie de tout envoyer balader, il paraît que j'en ai la légitimité médicale. Mais c'est pas vrai, j'ai une enfant et des responsabilités, alors je ferai ce que j'ai a faire comme toujours. Et je suis certainement pas à plaindre.
Ma mère en voyant cette photo prise l'année dernière quand j'étais sous antipsychotiques m'a dit "je te trouve pas belle dessus, t'es grosse et on dirait pas toi". Mais qui connait ce "moi" que tu prétends ne pas reconnaître maman ? Personne, à part moi. Bien sûr que c'est moi.
Connais toi toi-même d'abord, avant de parler de moi. Et ce n'est pas à ma mère que je m'adresse mais à vous tous.
Outsider to my family, outsider to my country, outsider to my friends, outsider to my studies, outsider to my jobs, outsider to my activist groups, outsider to my lovers, outsider to society—I’m even an outsider in madness. And to top it all off, I was an outsider in the psychiatric hospitals I visited. Even here on Facebook, I’m an outsider in how I use it. I’m an outsider to this world, which is why, when I’m lost in my delusions, I feel like an alien. Most schizophrenics feel or talk with aliens; it’s complicated for them because they are mostly paranoid and mistrustful, seeing them as potential enemies.
In my delusions, aliens are my friends—more than that, they convince me that I am one of them. And in my delusions, it all makes sense : That’s why I’m so different, that’s why I’m so misunderstood, I’m an alien. I came to this world to make a difference, to show humanity another vision, another acceptance, another tolerance, another anger, and another conception of justice, truth, and love. I am abnormally in love with humans, and Im also abnormally detached from humans, abnormally forgiving, abnormally human. In my delusions, I’m a superhuman; in my lucidity, I’m just too different to stay lucid. Of course, we are all unique and different, but please, be honest : I’m abnormally everything. I’m an outsider.
En dehors de ma famille, en dehors de mon pays, en dehors de mes amis, en dehors de mes études, en dehors de mes emplois, en dehors de mes groupes d'activistes, en dehors de mes amants, en dehors de la société - je suis même un étranger dans la folie. Et pour couronner le tout,j'étais un étranger dans les hôpitaux psychiatriques que j'ai visités. Même ici sur Facebook, je suis un étranger dans la façon dont je l'utilise. Je suis un étranger à ce monde, c'est pourquoi, quand je suis perdu dans mes délires, je me sens comme un extraterrestre. La plupart des schizophrènes ressentent ou parlent avec des extraterrestres ; c'est compliqué pour eux parce qu'ils sont surtout paranoïaques et méfiants, les voyant comme des ennemis.
Dans mes délires, les extraterrestres sont mes amis - plus que ça, ils me persuadent que je suis l'un d'entre eux. Et dans mes délires, tout a du sens : c'est pourquoi je suis si différent, c'est pourquoi je suis si incompris, je suis un extraterrestre. Je suis venu dans ce monde pour faire une différence, montrer à l'humanité une autre vision, une autre acceptation, une autre tolérance, une autre colère et une autre conception de la justice, de la vérité et de l'amour. Je suis anormalement amoureux des humains, et je suis aussi anormalement détaché des humains, anormalement pardonnant, anormalement humain. Dans mes délires, je suis un surhumain ; dans ma lucidité, je suis juste trop différent pour rester lucide. Bien sûr, nous sommes tous uniques et différents, mais s'il vous plaît, soyez honnête : je suis anormalement tout. Je suis un étranger.

Nabila OH est une artiste-peintre d'origine algérienne, basée à Édimbourg. Formée initialement en architecture à Paris, elle a travaillé pendant plus de dix ans dans ce domaine avant que sa schizophrénie ne révèle en elle une urgence artistique. Son travail pictural, profondément influencé par son expérience de la guerre civile en Algérie et ses années passées à Philadelphie, explore les villes comme des métaphores des connexions humaines et de l'esprit, souvent à travers des formes géométriques et des perspectives surréalistes.
L'art de Nabila OH puise dans son vécu de la maladie mentale, mais également dans des lectures nourries par des penseurs comme Deleuze, Artaud, Fanon et Sony Labou Tansi. Ses œuvres traduisent cette lutte intérieure, qu’elle transforme en un langage visuel unique, témoignant de sa quête pour trouver du sens au milieu du chaos. Son approche artistique est à la fois viscérale et intellectuelle, marquée par une exploration du trauma, de l'exil, de la maladie mentale et des réalités existentielles qu'elle questionne.
Aujourd'hui, Nabila OH continue de peindre, considérant son travail comme une mission née de sa folie, avec pour ambition de transcender les frontières de la santé mentale et d’ouvrir des espaces de réflexion à travers ses toiles.
Nabila OH a 44 ans.

LIVING

NO HUMAN INVOLVED

BQN n°3 - page 5 : '~~~°•° Collage A.A (Un Recuerdo)' & '~~~°•° Collage A.A El Viernes => On Friday XXV' de Argentinium Astrum, originaire d'Espagne mais résident en Italie .- Illustrations musicales : 'Part Past Part Fiction' de The Chills & 'Pull Marine' de Serge Gainsbourg par Isabelle Adjani. Première diffusion le 11.07.2025-22.









 

BQN n°3 - page 4 : 'Lisa Mona Revisited' & 'Elle & Uhu' des réalisations d'Eugen Lötscher de Suisse, suivie d 'ein Text als biografische-Darstellung+Porträt/un texte en guise de biographie-présentation+Portrait. - Illustration musicale : 'Mona Lisa Klason' de/par Jacques Higelin & 'Viva Boema' (Live) de T.C. Matic par Tjens Matic.-Première diffusion le 06. 07.2025 - 24.


geboren werden und wachsen... nach traumloser nacht, in jeden tag neu geboren, staune ich und immer mehr, über die skurrile kreativität der weltenschöpfung ...... wachsen im schöpferischen akt schafft intimität mit dem sein ...

mitten im leben stehen und in sich sitzen... der entwicklung des eigenen selbst folgend, frei (wer bin ich) und gezwungenermassen (zellerneuerung, gene, mensch sein), im schoss der schöpfung als kleiner schöpfer trost suchend und immer wieder fragend nach dem grund meines kreativen tuns ...sterben... memento mori und akzeptiere, weil die akzeptanz des sterbens, leben lebendig macht..
.                          Eugen Lötscher.

Traduction
naître et grandir... après ...une nuit sans rêve, chaque jour je renais, je m'émerveille de plus en plus de la créativité surréaliste de la création du monde...... grandir dans l'acte créatif crée une intimité avec l'être...se tenir au milieu de la vie et s'asseoir en soi... suivant le développement de soi, libre (qui suis-je) et contraint (renouvellement cellulaire, gènes, être humain), cherchant du réconfort dans le sein de la création en tant que petit créateur et questionnant sans cesse le sens de mon action créative...mourir... memento mori et accepter, car l'acceptation de la mort rend la vie vivante...



Porträt
Das kreative arbeiten ist für den künstler Eugen Lötscher eine selbstverständlichkeit, weil bei ihm das kreieren aus einer inneren notwendigkeit entsteht. es ist seine art auf die welt zu reagieren - auf die wundersame ebenso wie auf die widrige. vielfach ist ein einfall ausschlaggebend für den beginn eines neuen werkes; ein einfall, der sich während dem arbeitsprozess durch viele zufälligkeiten beeinflussen und umgestalten lässt. - als inspriration dienen dem künstler die auseinandersetzung mit sprache, der arbeitswelt, der gesellschaft, asiatischer spiritualität und vielem mehr. - seine bilder, zeichnungen und plastischen arbeiten sind zeugen und erzeugnisse einer profunden auseinandersetzung mit dem innen- und aussenleben einer zeitgenössischen künstlerpersönlichkeit...

Portrait
Le travail créatif est pour l'artiste Eugen Lötscher une évidence, car chez lui, la création naît d'un besoin intérieur. c'est sa façon de réagir au monde - aussi bien aux merveilles qu'aux adversités. souvent, une idée est décisive pour le début d'une nouvelle œuvre ; une idée qui peut être influencée et transformée par de nombreuses coïncidences durant le processus de travail. - comme inspiration, l'artiste se nourrit de sa réflexion sur le langage, le monde du travail, la société, la spiritualité asiatique et bien d'autres choses. - ses tableaux, dessins et œuvres plastiques sont des témoins et des produits d'une profonde réflexion sur la vie intérieure et extérieure d'une personnalité artistique contemporaine ...

... mich kreativ ausdrücken zu können, erlaubt mir immer wieder nach einem neuen stück Freiheit zu greifen. die Freiheit, die kommt wenn ich einem stück festgefahrenem tun beim zeichnen, malen, basteln etc. tschüss sagen kann ...
der zufall soll mitbestimmen können, denn er hat zigtausend mal mehr kreatives potenzial als das willentliche schaffen. bin immer wieder erstaunt, beim freien, aufmerksamen schaffen wieviel mal er mich erstaunen lässt mit den möglichkeiten, die er mir anbietet ...


... pouvoir m'exprimer de manière créative me permet de saisir à chaque fois un nouveau morceau de liberté. La liberté qui arrive quand je peux dire au revoir à une routine figée en dessinant, en peignant, en bricolant, etc. ... le hasard doit pouvoir participer, car il a mille fois plus de potentiel créatif que la création délibérée. Je suis constamment étonné, lors de la création libre et attentive, du nombre de fois qu'il me surprend avec les possibilités qu'il m'offre...

... der prozess, der unaufhörlich und fast ungehört vonstatten geht, sei es beim atmen, zähneputzen, sinnieren, schlafen, beim basteln und kreiren etc., kann farb- und formspuren hinterlassen. ich möchte diesem prozess und versuche es immer wieder meine ehre erweisen, indem ich ihn als gast beim kreativen schaffen einlade um mitzuwirken. der prozess ist ein sehr dankbarer gast: er hat mir verraten, dass er häufig mit seinem grossen bruder, der zeit, verwechselt würde, dabei habe er doch gar keinen bruder ...

...le processus qui se déroule inlassablement et presque inaperçu, que ce soit en respirant, en se brossant les dents, en réfléchissant, en dormant, en bricolant et en créant, etc., peut laisser des traces de couleur et de forme. Je souhaite rendre hommage à ce processus et j'essaie constamment de l'inviter en tant qu'invité dans la création créative pour participer. Le processus est un invité très reconnaissant : il m'a révélé qu'il est souvent confondu avec son grand frère, le temps, alors qu'il n'a en réalité aucun frère...

BQN n°3 : Page 11 : 'Dame au piano' de Giancarlo Paez alias Rodgia d'Espagne. - Illustrations musicales : "Zodiac Suit" de Marie Lou Williams.

 


Giancarlo Paez est/is Rodgia