jeudi 30 avril 2026

BQN n°32 - page 8 : Univers développé de THIERRY MOREAU de Douai et à suivre... - graphiste, dessinateur et créateur de pochettes de disques : :

Suite aux sempiternelles questions, je dois toujours me justifier, c'est dingue, non, je ne ferai pas dans le style Disney, Myazaki (que je respecte), ni dans les paysages printaniers, ni dans les nus féminins, ni dans les tronches de bébés, ni dans la comédie, ni dans la création flatteuse, les histoires joyeuses, il y a des hommes à poils, des gorilles amis, (bande de cons, rien de Zoophile), des paysages dévastés, et j'emmerde les conventions, la marché de l'art, les normes hétéro normés ou l'autre norme LGBT. Vive le nihilisme actif. Merci Friedrich Nietzsche et Gilles Deleuze. Après on a le droit de ne pas aimer, les gens intelligents n’en disent rien. Ma production est une série d 'illustrations de style dystopique avec une histoire où l'homme l'animal sont sur le même plan. C'est aussi des clins d'oeil à "Je suis une légende" de Richard Mattheson et le film Le survivant, puis La planète des singes, pourquoi des barbus? tu as la réponse. Il y a une part anthropomorphique peut être. Je resterai clivant et subversif dans mon art. Mon univers graphique se veut une allégorie de la vie dilapidée : des chemins funestes ont peu à peu modelé notre monde, transformant la planète en magasin et les espèces en simples réserves. Dans ce cadre dystopique, l’anthropomorphisme devient un moyen de révéler, sous une forme altérée, mes préoccupations — une réalité anamorphosée, presque déformée, mais plus lisible dans son excès. C’est un cri. Les incrémentations des prises de vue, les dissonances chromatiques et télescopages improbables relèvent un romantisme camouflé... Il n’y a ni femmes ni enfants, seulement le chant ultime de deux espèces qui s’entraident avant la fin. L’alpha et l’oméga. Un néant salvateur, pur, affranchi de toute morale — simplement le rien. TITRE : ALPHA/OMÉGA – L’AN ZÉRO GENRE : Science-fiction post-apocalyptique / drame philosophique TON : Épique, mystique, engagé SYNOPSIS An Zéro. Le monde ancien s’est effondré dans le fracas d’une bombe totale. Des ruines de l’humanité émerge une nouvelle ère : Alpha/Oméga. Au cœur de ce chaos naissant, une alliance improbable est forgée entre les derniers humains et les gorilles parlants : les transhumanimalistes. Mais tout le monde ne souhaite pas la paix. Les rétrogrades, nostalgiques d’un passé disparu, veulent restaurer l’ordre ancien — religions, hiérarchies, domination humaine. Une guerre spirituelle et idéologique s’annonce. Au centre de ce conflit, Wirdon, un ancien philosophe homosexuel devenu gourou, prophète d’une ère nouvelle, guide l’Alliance. Il enseigne un nouveau précepte :�« Nous étions l’humain », proclamant la fin de la suprématie humaine. Face à lui, les rétrogrades utilisent la crucifixion pour imposer la terreur et faire renaître les dogmes du passé. Les gorilles Dorütz, Yago, et Urgah — gardiens du Gorillahm, la communauté simienne éclairée — deviennent les messagers de cette nouvelle ère, connectés entre eux et les humains par le méta cristal, un artefact vivant et flottant, témoin et transmetteur de pensées. Mais une éclipse approche, le Soleil Noir. Une prophétie prétend qu’à cette date, le méta cristal choisira une espèce pour gouverner le monde. PERSONNAGES PRINCIPAUX • Wirdon : Ancien homme, devenu mystique. Architecte de l’Alliance. Porte la parole du changement. • Dorütz : Gorille sage, mentor spirituel. Il croit en la paix par la fusion des mémoires animales et humaines. • Yago : Guerrier rebelle, impulsif, fils adoptif de Wirdon. Il doute de l’Alliance. • Urgah : scientifique du Gorillahm, elle développe la connexion mentale via le méta cristal. • L’Ecclésiarque : Chef des rétrogrades, il croit à la restauration des religions et du pouvoir patriarcal. • Nus : Nu en permanence, symbole de la désocialisation. ACTE 1 – L’Éveil • Introduction au monde ravagé : visions d’un monde silencieux, couvert de cendres. • Apparition du Gorillahm, cité végétale habitée par des gorilles parlants. • Wirdon, avec le soutien de Dorütz, proclame l’An Zéro et appelle à l’Alliance. • Le méta cristal apparaît : flottant, translucide, il transmet une pensée commune à plusieurs espèces. ACTE 2 – La Résistance • Les Rétrogrades forment une armée, commencent à crucifier des membres de l’Alliance. • Yago, révolté par la passivité de son père adoptif, veut attaquer les rétrogrades. • Urgah découvre que le méta cristal réagit à l’éclipse imminente : le Soleil Noir pourrait détruire son équilibre. • Nu en transe, annonce la venue du “dernier choix” à l’éclipse. ACTE 3 – L’Éclipse • Le Gorillahm est attaqué. Wirdon est capturé et crucifié, dans un dernier acte de foi. • Yago prend sa place de leader et choisit l’amour au lieu de la guerre. • Au moment de l’éclipse, le méta cristal se divise et fusionne dans les corps de plusieurs êtres hybrides. • Un nouveau langage est né, mi-guttural, mi-poétique, qui transcende les espèces. ÉPILOGUE – L’HARMONIE BRISÉE • Les survivants vivent nus, libres, nomades, sans castes ni dieux. • La domination d’une espèce n’existe plus. • Une voix résonne dans le ciel, issue du cristal :�« Vous n’êtes plus l’humain. Vous êtes le vivant. » Titre provisoire : "Le Chant du Méta Cristal" CONTEXTE An Zéro. Le monde tel qu’on le connaissait a été pulvérisé par la Bombe. De ses cendres est née l’ère Alpha/Oméga, où la ligne entre l’humain, l’animal et la machine s’estompe. Deux factions s’affrontent pour façonner ce nouveau monde : • Les Rétrogrades, adorateurs de l’ancien monde, veulent restaurer les religions, les classes, les habits, les murs. Histoire d’amitiés entre espèces — Yago & Elyôn Yago, jeune gorille impétueux, se rapproche d’un humain : Elyôn, un ancien moine rétrograde ayant fui sa secte après avoir compris l’absurdité du dogme. Ils s’opposent d’abord — Yago le voit comme un traître, Elyôn comme une bête. Leur histoire devient une métaphore : "Si l’amour platonique peut naître entre un homme et un gorille, alors la paix est possible entre tous." Leur lien provoque la fureur des rétrogrades : ils incarnent tout ce que l’ancien monde refusait. L’Église Rétrograde — persécution du désir On peut aussi montrer que l’ancien monde (représenté par les Rétrogrades) rejette violemment toute forme d’amour non hétéro normé. Les crucifixions servent aussi à châtier ceux qui "s’égarent dans le désir contre-nature", selon leurs mots. Mais ces martyrs deviennent des figures sacrées de la nouvelle ère — on les appelle "les Premiers Cœurs". Piste narrative : "Les Barbes Fraternelles" Contexte : Dans la communauté du Gorillahm, la nudité est totale. Les vêtements, comme les genres, ont été effacés par le feu de la Bombe. Seuls restent les corps — nus, brûlés, marqués — et les barbes comme signes de maturité, de mémoire. Deux anciens soldats ennemis, Kaël (humain barbu, large, silencieux) et Dram (ancien rétrograde, robuste, au torse lacéré par les chaînes), sont contraints de vivre ensemble dans une cellule d’initiation spirituelle. La parole leur est interdite pendant 30 jours. Seulement les regards. Les gestes. Le souffle. Chaque nuit, ils dorment côte à côte. Le silence devient présence. L’un sent la respiration de l’autre, les cicatrices, la chaleur. Il n’y a plus de guerre, il n’y a plus d’homme contre homme. Juste des frères redevenus hommes ensemble. Une nuit, Kaël pose sa main sur la poitrine de Dram. Il murmure : "Si les dieux nous avaient voulu ennemis, ils ne nous auraient pas donné la même peur." Et Dram répond : "Ni la même barbe." Ils s’embrassent. Pas comme des amants éthérés, mais comme des survivants qui se reconnaissent enfin. Scène parallèle : crucifixion d’un amour interdit Un autre couple, Théo et Marden, deux anciens prêtres ayant fui l’Église rétrograde, sont capturés. Ils sont crucifiés dos à dos, les mains jointes malgré les clous. Leur mort devient le premier chant de la rébellion. Le méta cristal diffuse leur dernier murmure, transmis à toute la vallée : "Nous n’avons pas péché. Nous avons aimé." Symbolique : • La barbe devient symbole de l’acceptation de l’âge, du vécu, du lien tribal et charnel. • L’amour entre hommes n’est pas marginal : il est central, sacré, incarné. • Ces unions deviennent la colonne vertébrale émotionnelle du renouveau. © Thierry Moreau

BQN n°32 - page 7 : "MEMOIRE FRAGMENTEE" ( 2026) de Yentel Alber de Suisse . - Illustration musicale : "For piano" (untiteld 1965) de John Cale.

BQN n°32 - page 6 : "LA FEE MUZE HIC !" - photo de Jay Archive Retrouver et version colors remix de S.O.D.A 26.- Illustration musicale : "St. Louis Blues" par Chuck Berry.

BQN n°32 - page 8 : Univers développé de THIERRY MOREAU de Douai et à suivre... - graphiste, dessinateur et créateur de pochettes de disques : :

Suite aux sempiternelles questions, je dois toujours me justifier, c'est dingue, non, je ne ferai pas dans le style Disney, Myazaki (qu...