samedi 28 février 2026
vendredi 27 février 2026
BQN n°3 - Page 1 : DIDIER BOURLON (1960 - 2025) . - Illustrations musicales : 'Indians', 'Sensual Pop'n'Roll' & 'Hang Up Baby' & 'Come On Little Mama' (Live août 2007 en Belgique) & 'Concert avec Dan Cash & The Road Rockers (03.09.2021), 'Drunk, Dirty & Damage' (album), 'Speed King' (album) & 'Repose Beethoven' par Hot Chickens', 'The Reds Cabs' en concert, 'Manios's Blues' (démo) de/par Didier Bourlon, 'Old Black Joe' par The Red Cabs, 'Les Papillons Noirs' de/par Didier Bourlon, 'The Last Time' de/par The Rolling Stones, 'with I'm Going On' de Ten Years After par Red Cabs with Mister Jack, 'AAAH ! AAAH ! AAAH !', 'Made in France', 'Play Gene' (album complet de Hot Ckickens), 'Mirsilou' (reprise par Les Red Cabs), 'Ma Régénération', 'Communication Post Mortem', 'I Don't Know', 'AAAH ! AAAH ! AAAH !' & "Super Tare du Rock'. Première diffusion le 13.01.2025 - 613.


Un lundi matin d'hiver, tu te réveilles de bonheur avec la patate, pendant que le café passe, tu ouvres l'ordinateur et tu vas sur ta page facebook et illico presto le premier message que tu lis, te fait crier, dans ta tête, MERDALOR ! puis tout alors résonne comme si tu avais la gueule de bois, pris une biture la veille.
La veille, le 12 janvier 2025 dans la soirée du dimanche, à l'âge de 65 ans, Didier Bourlon décède chez son ami Eric Ledzep qui l'héberge depuis l'incendie de sa maison, en novembre dernier.
Pour moi, c'était, il le restera, l'authentique guitariste rock de ma ville natale, Douai. Douai n'a jamais une ville rock mais dans les années 70, il y a eu un vrai groupe rock aux influences stoniennes, entre autres, Les Pneus, rhénondiouss ed mahousse, quel sacré nom !...
& Les Pneus ça roulent avec Boulu au chant & Popaule ou thiot Paul, je me souviens plus très bien, à la batterie ;; oui, je me souviens plus très bien, Le bassiste est Daniel Duez et, bien sûr, je me rappelle tout à fait du nom du guitariste Didier Bourlon est déjà dans les bars de Douai, au Cinatus, à La Rotonde, à La Brasserie Arthur les lycéens rockers disent entre eux que Didier, avec Gérard Cordier de Mad & plus tard Chien de Faïence, sont les deux meilleurs guitaristes de Douai mais que le plus rock c'est Didier Bourlon. Aux alentours des années 8O's & 90's, Didier va jouer aussi avec The Rolling Cowes (Guylaine Zeud (bassiste) rappelle qu'ils ont joué avec Alain Augustyniak (batteur) au festival Sam Blues de Méricourt et filmé par Télé Goelle (62), The Day Trippers...
Dans les années 80's, je quitte le Douaisis pour d'autres horizons mais j'y reviens régulièrement saluer mes parents à Sin-le-Noble et un jour où il y a un concert dans la salle des fête, je ne sais plus de qui, en effet je ne me souviens plus très bien, il y a un groupe en première partie, un groupe formé par deux frangins de Marchiennes Les Papillons et le guitare qui riffe comme un diable n'est autre que Didier Bourlon.
Je vis toujours ailleurs... mais passionné de blues et de rock music, je tiens au jus de ce qui se trame au Nord/Pas-de-Calais et en 2002 je lis des éloges au sujet d'un groupe de Béthune qui répond au nom de Hot Chickens, bientôt j'ai dans ma platine l'opus de ces poulets chauds qui comme des bons du officier du rock 'n' roll, d'une manière magistrale, rendent hommage à Gene Vincent, l'album se nomme simplement Play Gene et il roule ma poule de feu de pneus avec un guitariste de Douai, Didier Bourlon alias Mister Jack. Deux autres albums des Hot Chickens avec Mister Jack paraissent, Dunk, Dirty & Damned en 2005, suivi en 2007 de Speeb King ; le groupe qui c'est taillé une sérieuse réputation dans les milieux du Rock-à-Billy continue sans Didier qui lui continue sa route avec The King Riders, Dan Cash & Road Rockers et The Red Cabs, des groupes de reprises 100% Rock 'n' Roll.
2011, Didier sort un album instrumental Where's my Home, dédié à Elie, sa fille, c'est trois année pour composer les 16 titres, les enregistrer puis les auto-produire pour un projet qui lui tient à coeur puisque qu'une partie des bénéfices des ventes sont reversés à une association douaisienne L'Arbre à être qui s'occupe de trouver des familles d'accueil pour des personnes souffrant de troubles psychiatriques.
En 2022, Didier alias Mister Jack, sort un album Super Tare du Rock ou cette fois, il ne se contente pas de jouer de la guitare, il y interprète des compositions dont il a écrit paroles & musique, puis il retrouve Daniel Duez des Pneus qui vient l'épauler pour les parties de basse, Didier assurant aussi la batterie. C'est un album brut & pur, avec une gouaille sans maniérisme. Dés la première écoute, j'ai eu une tendresse pour disque en découvrant des textes qui donne à entendre l'humilité du rocker Mister Jack qui ne cherche pas à faire résonner son rock en français avec des formulations alambiquées, hermétiques ; non, Super Tare du Rock, à la fois direct et simple, faussement simple d'ailleurs car ce n'est justement pas un travail de faussaire mais celui d'un sacré gaillard qui a la vraie passion pour le rock authentique, celui de l'âme d'un genre qui au fil des décennies, depuis sa création dans les années 50's, se perd progressivement dans des effluves artificielles et dont l'essence originelle me semble globalement mis aux rebus des nostalgies mais heureusement il y a encore des puristes qui sans hurler Le rock n'est pas mort, le vivent et nous le rappellent, Didier Bourlon est de cette diable de race, là, puis comme il le chante dans Ma Régénération : '...votre déliquescence sera ma régénération...'.
La dernière fois que j'ai échangé avec Didier, après un concert en octobre dernier au bar Le Sirableu de Sin-le-Noble, il m'a confié qu'il avait des projets, des concerts avec les Red Cabs qui c'étaient reformé, de participer au renouveau des Papillons Noirs qui envisageaient de se reformer et qu'il travaillait à maquetter de nouvelles compositions.
Que dire de plus pour conclure I Don't Know... superbe unique instrumental de Taré du Rock qui nous offre encore à entendre combien Didier Bourlon alias Mister Jack était et reste un sacré guitariste.
Chl'Edziré.
mercredi 25 février 2026
mardi 24 février 2026
BQN n°5 - page 7 : "EFFUSIONS MULTIPLE", un écrit d'Amandine Testu d'Amiens en Grande Picardie Mentale, le dessin "Le passage de la cométe" est également d'Amandine qui a été chez les Inuits .- Illustration musicale : "Inuit Music". - Première publication le 07.08.2025 -20.
Effusions multiples et froissement à répercussion.
avec souplesse et une franche étourderie,
- sans pourtant remarquer l’effet de ce tournis, ce n’était pas comme lorsque les pieds s’agitent se
remuent se rejoignent cherchent à se dépasser l’un l’autre en suivant des courbes.
avec souplesse et une franche étourderie,
s’ouvre une échancrure d’une dorée lumière.
- déjà, se tenir là – dans l’embrasure, devant un meuble,
- déjà le meuble bascule, il semblerait qu’il s’effondre.
pour en être certaine, il faudrait pousser la lourde étoffe couvrant la fenêtre mais alors le rai perdrait toute sa
finesse, et l’allure basculerait comme tourniquet,
ou bien regarder ailleurs, mais, sur la chair, ce fauve sans corps.
- déjà, la lumière s’agite.
elle frappe, joue des coudes,
titube, tonne,
les fauves à toute allure s’emballent,
les rayons s’étalent,
alors, dans l’interstice, pousser légèrement le rideau entrouvert.
Le soleil darde ses imposants rayons. A ce moment, il cherche des subterfuges à son allure quotidienne, se
concentre tant qu’il rougit avant l’ouest, s’essouffle, perd haleine, sue à gros rayons, s’emmitoufle d’une ardeur
inappropriée, se sent flancher, étourdi lui aussi, ne souhaite pas abandonner pour autant, ça perle de plus en plus
intensément, ça broie sa carcasse, qui s’effrite, son ossature part en lambeaux, croule loin de la forme sans s’en
détacher pour autant. C’en est déjà trop pour l’astre au comble de l’essoufflement. Il reprend haleine, rassemble
ses disjointures, râle un bon coup en soufflant fort.
Je me souviens du guéridon qui basculait, il a à présent complétement disparu.
D’ailleurs, l’entièreté des meubles avait été retirée avec une minutieuse méticulosité.
-avaient-ils oublié leurs gants ?
- et si nous en revenions à la très crue luminosité ?
- ce soir sera l’alignement, ce soir sera le tourment, le toupet, la houppe ou plutôt la huppe.
- cette mèche-là, de côté, de travers, sera effilochée.
Froissement des drapés, évanouissement des plissures, bâillement de l’étoffe,
Leur teinte a changé durant la cacophonie solaire, et eux n’ont pas disparu.
Le rideau, le pousser d’avantage.
Des lunes phosphorescentes transpirent, se noient sous leurs cratères, se sont laissées envahir par la brume
solaire, sans frémir. En cette matinée, la lune n’était plus seule mais bel et bien accompagnée de ses semblables,
multipliée donc la lune est plusieurs, du nombre de quatre pour être exacte, parfaitement alignées, et se moquant
beaucoup des porte-manteaux, des chaises, des tiroirs et de tout ce qu’ils pourraient contenir s’ils n’avaient pas
disparu, d’ailleurs, si ça se trouve elles les ont fait tiédir jusqu’à évaporation et ainsi absorbés. C’est vrai qu’ils
avaient des faces bien rondes, les déménageurs.
Inspiré par les fallacieuses lunes, le soleil de nouveau se concentre, pense à une vaste plaine, hurle un bon coup,
lance ses troupeaux aux pattes robustes, se débat, cherche à se pencher de ci de là, ne parvient pas à se désaxer,
alors, par élans, se projette, sans aller nulle part, cherche à accélérer sa rotation, en vain, cherche un corps contre
lequel se frotter, mais il n’y a rien par là-haut où il s’est planté, enfin, il y a bien les lunes mais si lointaines, il
pense de nouveau à la plaine si étendue qu’elle semble dépourvue de bordure. Ça y est, il a chaud, sue, cherche
toujours à se mouvoir dans des directions anormales, ça l’échauffe d’autant plus. À force de suer, des morceaux
de sa carcasse trépignent et cette fois-ci, bien que de nouveau à bout de souffle, ne le reprend pas, s’entête, et
tiens donc, hé oui, tiens, ça y est, un premier bris se détache _
ça ne créé pas un autre soleil, ça tombe _
ça arrive là, précisément sur l’étoffe dont les mouvements d’ouverture et les accueillements de lumières nous
intéressent beaucoup.
le rideau s’enflamme instantanément.
- décidemment, l’accoutrement général est complétement de travers.
- de travers pour faire diversion, de travers comme à l’embouchure.
- à grands sceaux, ça dure peu, l’ardent
- à présent la lumière fait des flaques, ça déborde, ça suinte, ça se prend pour d’étendus lacs, si bien que les
serpillères viennent à manquer.
le monceau de rideau arraché à l’étreinte de la comète solaire les rejoint, achève l’absorption.
Au-dedans de cette pièce nue ayant laissé passer flammes, fleuves, flaques, fauves, farces et le dédale des
luisances,
- où si des visiteurs s’étaient présenté ils auraient certainement déposé sur le sol un peu cramoisi leurs
manteaux, capes, fourrures, leurs peaux usées, leurs parapluies, une boursoufflure se détachant
facilement, des cils retroussés. –
subsiste le visage, demeure le regard.
Amandine Testu.
Le passage de la comète - dessin d'Amandine Testu.
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Didier Bourlon a été le guitariste, de 1999 à 2007, des Hot Chickens avec lesquels il a enregistré 3 albums (voir à la suite de cette page...
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