dimanche 26 octobre 2025

BQN n°15 : page 12 : "FEU DE CRÊCHE", premier épisode, de Christian-Edziré Déquesnes . - Illustrations musicales : "Funeral Pyre" de Paul Weller pour The Jam===> & "Fire" de The Crazy World of Arthur Brown.

 

BÛCHER FUNERAIRE

Au bas des rues, ce soir, le livre saint va cramer,
Les gens rire et pleurer dans leurs agitations
[tourmente jouissive]
Jetez vos peurs et perdez votre culpabilité,
Ce soir, nous brûlons vos responsabilités dans l'incendie.

Nous voyons les flammes s'élever bien plus haut
Mais si vous obtenez trop de cendre,
Vous ne pourrez plus rentrez chez vous.

Et comme je me retrouvais vraiment sur le front
J'ai pu voir ces visages de ceux amenés à pisser de rire sur leu identité.
[et les flammes redoublent alors de force]
Leurs yeux exorbités à la folie de leurs visages congestionnés racontent que
Les plus faibles s'écrasent pareils aux fort qui deviennent plus forts.

Nous régaler de chair et boire le sang,
Vivre de par la peur et dans le mépris de l'amour dans une crise [ce que les prix augmentent aujourd'hui !]
Apportez un peu de papier et du bois,
Apporter ce qui demeure de tout amour pour le feu.

Nous nous voyons regarder les flammes
Dans le bûcher funéraire
Nous nous voyons, regardez !, les flammes grimper plus hautes
Mais vous obtenez trop de cendre
Vous ne pourrez plus rentrez chez vous.

Dans le bûcher funéraire
[enfin je me sens si jeune, quand je me sais si vieux]
                        [Eh bé ! j'ai juste à ne pas grandir                       pour ne pas répondre à la demande]

Dans le bûcher funéraire
[enfin je me sens si jeune, quand je suis si vieux]
                        [Eh bé ! j'ai juste à ne pas grandir                        pour répondre à la demande]

Eh, bé, je me sens si vieux quand je me sais si jeune.
                  Eh, bé j'ai juste à ne pas pouvoir grandir                  pour répondre aux véritables exigences.

Très libre adaptation française, de la chanson FUNERAL PYRE de Paul Weller (The Jam==>).

*****

Aux barbelés gris des horizons de givres sont déclinées les grenades des heures à exploser de cette saison des fêtes de la fin des fins, nous sommes, déjà, à la fin de décembre. Aux marches à sceller au tombeau du jour, Lucy avance ; en boule inerte dessous son petit blouson en skaï, enveloppé dans la chaleur humide de la poisse et de la pisse qui traverse son extraordinaire chandail rouge vermeil de la misère ordinaire, elle me porte. La naissance de l'enfant Jésus illuminent les fenêtres de la cité, alibi qui rituellement sert à chaque fois de prétexte, d'alibi, aux débordement des ripailles qui vont envahir les appartements, ici, comme ailleurs, mais ici c'est la cité Eldorado du pays des briques feu. Certains, ce soir, vont dégueuler d'abondance. 

Lucy longe le cul nord-est d'un de ces immeubles récemment rénové, à prix massacrant les concurrents, de par la fourberie de l'ogre bailleur. Déjà, comme une petite fauvette survivante et grelottante dans le gros paquet plombé de l'air gelé, Lucy traverse l'espace qui sert parfois de terrain de foot pour rejoindre au fond, tout a fond, derrière une cage de but, délabrée et rouillée, la petite légion de rébellion muchée dans quelques hauts bosquet que l'urbanisme n'a pas encore spoliés. Eldorado, un nom jeté comme un pieu dans l'œil prolétaire du cyclope des trente glorieuses de par des prompteurs sur les écrans des réunions en comité élargie des promoteurs éclairés, des décideurs éveillés, de l'habitat sur des échafaudages en amplifications des ampleurs des aggravations,  pour une de ces cités, une de plus ! à dormir pauvre, bientôt debout ?, que Lucy n'a jamais pu quitter depuis...

Souvenirs d'une époque quand le père est licencié : fermeture de la fabrique de textile Van Temoort. Depuis ce ne fut plus jamais que des missions express en intérim pour des francs démantelés au profit de l'euromonnaie... Puis, un incendie ! le père change d'alliance, il pactise avec l'alcool, le père cogne le visage alarmé de la mère mal armée qui se tait tant qu'elle le peut en corps ; mais, certainement trop tard, sonne la chanson des cloches du divorce pour carillonner à l'unisson le départ, dans la folle ambiance surgit l'épisode la mise à la porte de Sif', cette grande teigne d'ainé de la famille, que la police rattrape bientôt et s'en suit pour un voyage institutionnel en centre d'éducation renforcée. Lucy voit se profiler une possible famille d'accueil, une éventualité pensée à haute voix mais sacrément de traviole, comme un coup de semonce, par une enquêtrice sociale. Bingo ! Une évaluation défaillante rédigée inconsciemment en trompe l'oeil incite le juge pour enfant à préconiser pour le bien du mineur le maintien à domicile de à l'adolescente, en alternance, aux domiciles parentaux car depuis le divorce a été trompété et célébré au tribunal des affaires matrimoniales  ; une décision qui offre à Lucy le privilège de voyager tantôt chez l'un, chez l'autre, chez maman-papa qui refont leur vie séparément et tout avec la bienveillante bénédiction de la justice et des services sociaux.

L'Ange chante : 'FIRE' de The Crazy World of Arthur Brown 
'I'm the God of Hell Fire & Bring You'
Je suis le Dieu du Feu de l'Enfer et je vous apporte
Fire, i'll take you to
Feu, je te ferai brûler
Fire, I'll takes you to leav
Feu, je te ferai apprendre
I'll see you burn / Je te verrais brûler
You Gonna Burn. You Gonna Burn. You Gonna Burn.
Tu vas brûler. Tu vas brûler. Tu vas brûler.

Burn, Burn, Burn, Burn, Burn, Burn.
Brûles. Brûles. Brûles. Brûles. Brûles. Brûles.

À suivre...

BQN n°15 : pages 11 : "CHAIRDANCE !!" dessin de Johanna Vangheluwe alias Cowpunk d'Ostende. - Illustrations musicales : "Electric Chair Blues" de Blind Lemon Jefferson & " Birthing Chair Blues" d'Amy Denio.


vendredi 24 octobre 2025

BQN n°15 : pages 10 : "Devolution" collage de Steve J Denton d'u.s.a . - Illustration musicale : "Joko Homo - Q : Are We Not Man ? A : We Are Devo ! " de Devo.



BQN n°15 : pages 9 : Adrian Van Mulukom présente les 2 nouvelles acquisitions qu'il a peint, de Chl'Edziré.- Illustration musicale : "Hot Guitars Out Of The Box" de Frank Zappa.


Ce matin, c'est en écoutant Frank Zappa, que je suis de nouveau allé à L'Ambassade de Cou2Com, dans les anciens locaux de La Banque de France de Lens, afin de retourner à Douai avec mes deux nouvelles acquisitions, deux tableaux par Adrian Van Mulukom dont la première exposition, durant plus d'un mois, à Lens, a été un franc succès car, à la suite, Adrian se verra très prochainement, par 2 fois exposé à Paris ; sinon les 2 oeuvres présentées, ici, seront de nouveaux visibles pour le grand plaisir, dans le carde de l'exposition collective que je travaille à préparer, ARt 10/10 avec plus de 30 artistes d'horizons différents qui aura lieu dés le 14 mars, samedi du printemps des poètes, à L'Ambassade Cou2Com de Lens.
Christian-Edziré Déquesnes alias Chl'Edziré.
 

jeudi 23 octobre 2025

mardi 21 octobre 2025

BQN n°15 : pages 4 : "HOMMAGES À DIDIER B... & ARNO H...", collage et peinture sur un vieux 45 tours foutu mais recyclé par S:O/D.A 25. - Illustrations musicales : "Jumpin' Jack Flash" de The Rolling Stones & "La Vérité" par Arno Hintjens.



 

BQN n°15 : pages 3 (pages 2 bis & 2 - BQN n°1) : LES COQS de 1974 - tableau KONRAD SCHMITT, ch'mythe... - Illustrations musicales :"Schwartzopfstrasse" de Gallo & The Rooster + Gary Lucas (guitare), "Viola d'Amore Concerto In D Minor, RV 393" de Vivaldi avec Nane Calabrese à la viole d'amour, 'Cho'r Reuleuse, texte de Konrad Schmitt mis en musique et interprété par Chés Déssaquaches et 'Montana' de Frank Zappa par ce dernier et The Mothers Of Invention. - Première diffusion le 04.09.2024 - 66.

 


 


 POUR N'EN FINIR JAMAIS AVEC KONRAD SCHMITT

Episode 1.

Nous corrigeons ainsi le titre – Pour en finir avec Konrad Schmitt – d’un texte – non signé* – paru dans le n°5 du Corridor bleu (1999), revue fondée à Cambrai par Charles-Mézence Briseul, qu’i étot core garchon dech tenp-la, mais fortement attiré par les littératures excessives. Depuis, le Corridor bleu, passé à La Réunion, a fait des pas de géant.

Le titre Pour en finir avec Konrad Schmitt était sûrement pour l’auteur un hommage – en forme de provocation. Quoi qu’il en fût, il nous a paru nécessaire de remettre en circulation ce beau texte.

Nous avons repris le poème de Konrad Schmitt qui le suit dans la plaquette Canchons & chansons, éditée en 1998 (avec un cd) par L es  Secondes Editions du K (Divion). L’orthographe a été légèrement modernisée. On notera que ce texte a été écrit il y a cinquante-et-un ans. Son auteur était alors âgé de dix-huit ans. — Mais où fuit donc la jeunesse du monde ?

* On l’a attribué tantôt à Sergine Malot, tantôt à Irène Châtiment, mais Ivar Ch’Vavar refuse l’idée qu’il ait pu être écrit par une femme.

Seul élément permanent durant les cinquante-sept mois d’existence du groupe surréaliste de Montreuil-sur-Mer* : de septembre 68 au 5 mai 1973 : le personnage de Konrad Schmitt en est la figure de proue. Il n’a donc vécu que quelques années aux alentours des 70"s et de Berck, dans le village de Buire-le-Sec**. Marginalisé, isolé des autres, complètement incompris ; familier avec la bouse de vache, la terre des chemins, l’herbe des pâtures et les épis des champs, il était animé d’une activité intérieure et émotionnelle tellement extrême que par la suite il a sombré dans une sorte de dépression profonde dont il ne s’est jamais remis. Grand consommateur d’éther, illuminé par la musique de Vivaldi, il doit être considéré comme « le blanc chaman des Indiens Picards »*** – s’il en reste !? – et le chantre du « punkisme rural », concept inventée par Ivar Ch’Vavar ; l’individu y est livré à lui-même, à sa révolte et à son isolement dans un environnement humain avec lequel il lui est impossible de communiquer. Comment communiquer avec des bœufs ? Il doit, pour sa survie, impérativement se tourner vers autre chose : l’exaltation de la nature, la beauté végétale, du ciel, l’odeur et l’ivresse des paysages, à la recherche de racines plus profondes, quelque part en lui-même où il peut trouver le repos, la beauté, la liberté immense.

Les écrits de Konrad Schmitt font sortir ce chagrin, cette difficulté d’être, l’écrasement, ce flux d’émotion qui serre la gorge, la tripe.

Il y a aussi dans cette œuvre à jamais inachevée la volonté de mettre en avant la révélation et mise en scène d’un « moi-grotesque ». L’alternance de ce « moi-grotesque » avec une intention poétique dramatique réelle permet l’éruption d’une brutale dérision ouverte, sur fond de Grande Picardie résolument ouverte, offerte au reste du monde, sacrifiée****.

Peu entendues, mal accueillies, incomprises à l’époque de leur création, la prose, la poésie et les chansons picardes et françaises de Konrad Schmitt étaient reléguées dans le silence et l’oubli. Aujourd’hui, elles sont de nouveau visibles par le biais de l’engagement des voix de « Chés Déssaquaches », de productions littéraires : « Les Secondes Editions du K. », « Le Corridor bleu », sous la bienveillance d’Ivar Ch’Vavar et sa revue « Le Jardin ouvrier ». L’œuvre inaboutie de Konrad Schmitt témoigne de tous ces débris d’hommes qui titubent, s’écroulent parfois, dans un isolement affectif de plus en plus profond face à un monde qui ne sait plus la mesure de son humanité. .../...

***********

Cho'r Reuleuse est une chanson interprétée  par Chés Déssaquaches (Les Extractions) qui l'ont composé à partir d'un texte de Konrad Schmitt et après l'écoute de bandes magnétiques  d'enregistrements brutes de ce derniers, dans la première moitié des 70's, transmissent par Ivar Ch'Vavar à Chl'Edziré qui après une attentive a guidé Chés Déssaquaches dans l'élaboration de cette composition plus proche possible de la dimension poétique de l'oeuvre de Konrad Schmitt.    via===> Cho'reuleuse | Chés Déssaquaches | Christian-Edziré Déquesnes (bandcamp.com)

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.../... Konrad Schmitt a certes exprimé l’élan vital et la révolte dans un milieu opaque, hostile, où il était livré à sa solitude, mais cette douleur intérieure n’a pas trouvé par la suite de soupape, l’instinct de vie s’est transformé en instinct de mort, d’autodestruction. N’ayant plus rien à dire, se sentant écrasé comme dans la mâchoire d’un étau, il n’est plus qu’un fantôme aride, desséché. Espérer tout de même de ses cendres, tel Phœnix, le voir un jour renaître. Pourtant définitivement aujourd’hui, il faut en finir avec Konrad Schmitt par respect pour son dégoût du régionalisme et du monde des poètes, des écrivains, du narcissisme, de l’auto-admiration. Il faut en finir avec Konrad Schmitt, inutile de trop le mythifier, car cela nous empêcherait d’inventer la Poésie, la Picardie, la Terre de demain qui pourrait à nouveau l’accueillir*****.

Notes de la rédaction :

* Rappelons que Montreuil est un des chefs-lieux d’arrondissement du Pas-de-Calais, mais une toute petite ville.

** L’auteur évoque probablement ici le départ de Konrad Schmitt pour Amiens dès la fin des années 70.

*** On ignore d’où est tombée cette expression citée entre guillemets.

****Il y a là une pensée profonde, qui mériterait que nous la reprenions aujourd’hui pour l’explorer.

***** On s’est rendu compte il y a quelques années que Schmitt pouvait s’entendre ch’Mite = le Mythe.

*****

Canchon pour Zius-d’cadafe

Quand qu’i passe des vakes                                    Din ch’thioté  këmàny tout poureuw                            I s’dégache ène ondeur agri:ape                              Dë chl’onpe poéyuse ed chés bibeuws...                    Man ! qu’ch’ét biœw ène vake !                            Eque cha sint boènnhe !                                  Dzeur sin tchuir printannié, pair plaches,                Conme ed’z étoélhes ed colta pinteurèyes                      I s’aù colèy dés viuz épis d’rake                            É-pi dz’arcks-in-ciu ed moukes bleuses                    Qu’is pont’t’ lùs vàrs...                              Alintour ed sés bieules cornes tortuses,            A'v vionne, cho'c canchon dech bouzaù                      

Pi cho’v vake, inn àrteurnant sés groùs zius d’toér        A’m  m’foét sènnhe quë m’boénamie ale ét laù...              Inn éfét, ch’ét bièn :éle, qué bieultè !                    

O diroét un nid d'aronnes ! d’aronnes !                    Ës’ cavlure d’otonne ale ét tanmint sonptu.euse        Qu’n-ëm’ vlaù tcheu in conteinplacion                      Tchu pozèy dzeur un supérpe bouzaù !...                      A m’àrbè avùck séz zius d’cadafe                        Vitreus conme dés marpes ébértchèys : man ! qué bieultè !                                                                Sié, ch’étoét bièn :éle la-baù din ch’canp d'bétrafes        A’p piténoét dpu dis mineutes                                Mé es mi ‘s su tanmin miœpe pi sneu                        Qu’ej cruyoé qu’ch’étoét ène épeutnèle !                    Mi, ‘s sutt indènnhe d’:éle !...                          Ah ! vièn ici m’file qu’ej të prinche din més braùs pouants                                                              Të l’voé-tu, ch' soùlé qu’i s’gloutit conme ène glènnhe tubarte ?                                                    Pi vlaù djaù ch’clore avùck sés grannes këminèes d’soéle      Qu’i s’piète dzeur chés c ahots moètes pi dorèys...        Qu’i glinch’të din cho’n nuit conme dés vavars pubéres,      Àrbé pair ichi :                                  

Ch’cairœche éclindichant ed chés goutes ed roùzèye          

I reule din chés cotrons d’cho’p pature étonbi              Pi din ch’feuyache camuzi d’chés sé:us                      Os sonme laù conme deus biœs béckbos              Insoéyonnèys pair é’f frékteunme ed cho’n nuit.

1973

(traduction)

Chanson pour Yeux-de-cadavre 

Quand des vaches passent                                  Dans le petit chemin poudreux                                Une odeur agréable se dégage                                De l’ombre velue des carottes sauvages... 
Oh ! que c'est beau une vaches !                            Que ça sent bon !                                          Sur son cuir printanier, par endroits,                    Comme des étoiles de goudron peintes                        Se sont collés de vieux épis de boue                        Et des arcs-en-ciel de mouches bleues                        Qui pondent leurs vers...                                Autour de ses belles cornes tortes                        Tourbillonne la chanson de la bouse 
                         
Et la vache, en retournant ses gros yeux de taureau          Me fait signe que ma bonne amie est là...                    En effet, c’est bien elle, quelle beauté ! 

On dirait un nid d'hirondelles !                            Sa chevelure d’automne est tellement somptueuse            Que me voilà tombé en contemplation                          Le cul posé sur une superbe bouse !...                    Elle me regarde avec ses yeux de cadavre                  Vitreux comme des billes ébréchées : oh ! quelle beauté !

Oui, c’était bien elle, là-bas dans le champ de betteraves  Elle piétinait depuis dix minutes                            Mais moi je suis tellement myope et niais                  Que je croyais que c’était un épouvantail !                Moi, qui suis indigne d'elle !...                        Allez ! viens ici fille que je te prenne dans mes bras puants 
                                                     
Le vois tu le soleil qui se tasse comme une poule tuberculeuse ?                                                Et voilà déjà le crépuscule avec ses grandes cheminées de seigle                                                      Qui s’installe sur les gerbiers moites et dorés...          Les vois-tu la lune et l’étoile polaire                      Qui glissent dans la nuit comme des crabes pubères ?    Regarde par ici :  
                                         
Le carrosse étincelant des gouttes de rosée 

Roule dans les jupons de la pâture engourdie                  Et dans le feuillage moisi des sureaux mous                Nous sommes là comme deux beaux idiots              Enrubannés par la fraîcheur de la nuit

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Il semble que très tôt Konrad Schmitt
à écouter des disques de Frank Zappa


À SUIVRE...

BQN n°15 : pages 2 : Reçu "ZWISCHEN LICHT UND SCHATTEN/ENTRE LUMIERE ET OMBRE/BETWEEN LIGHT & SHADOW”, brochure de Verena Wimmer de Linz d'Austria/Autriche. - Illustration musicale : PATI BLUES - On The Road... Allemagne, Autriche, Suisse...



Vendredi dernier, j'ai reçu dans ma boite aux lettres de Douai, Zwischen Licht und Schatten qu'a posté vers moi Verena Wimmer, sa brochure d'une trentaine de pages qui offrent à découvrir son travail de peintre de l'art brut ; le lendemain, j'étais à Amiens chez mon fidèle ami et mon grand Camarade, le sacré poète, un peu chaman, Ivar Ch'Vavar de Berck et ensemble nous avons pris le temps de feuilleter et de regarder les reproductions des nombreux tableaux de Zwischen Licht und Schatten, un voyage dans les visions et les messages de Verena, entre effrois, cauchemars et rêveries, dans un agencement de couleurs chatoyantes qui au delà des frayeurs car il y a souvent une savante dose de drôlerie, d'un décalage corrosif et humoristique qui emprunte beaucoup à l'enfance et aux contes de fées, de sorcières et autres créatures fantasmagoriques, qui permet à l'art-brut abouti de Verena de ne pas sombrer dans l'horreur la plus totalement morbide et de crier la soif, la faim d'Amour absolu puis de faire dire, dans l'un de ses nombreux commentaires, à Ivar Ch'Vavar : C'est une chance pour L'Europe que d'avoir une telle jeune artiste de l'art brut... Oui, il faut qu'elle en soit, assurément, de cette exposition collective que tu désires présenter le printemps prochain à Lens ; pour moi, Verena Wimmer est une révélation. Message reçu, j'y travaille, Verena sera de L'exposition ARt 10/10 qui ouvrira les portes le 14 mars 2026, de L'Ambassade de Cou2Com/anciens locaux de La Banque de France de Lens/France... ce sera le premier jour du print . emps des poètes en France.
Christian-Edziré Déquesnes.


Letzten Freitag habe ich in meinem Briefkasten in Douai das Werk „Zwischen Licht und Schatten“ von Verena Wimmer erhalten, eine Broschüre von etwa dreißig Seiten, die einen Einblick in ihre Arbeit als Malerin der Art Brut bietet; am nächsten Tag war ich in Amiens bei meinem treuen Freund und großen Kameraden, dem heiligen Dichter, ein bisschen Schamane, Ivar Ch'Vavar aus Berck, und gemeinsam haben wir uns Zeit genommen, die Broschüre durchzublättern und die Reproduktionen der vielen Bilder aus „Zwischen Licht und Schatten“ anzuschauen, eine Reise in Verenas Visionen und Botschaften, zwischen Schrecken, Albträumen und Träumereien, in einer Anordnung schillernder Farben, die über die Ängste hinausgehen, denn oft ist eine geschickte Portion Humor, eine bissige und humorvolle Verschiebung dabei, die viel aus der Kindheit und aus Märchen, Hexengeschichten und anderen fantastischen Kreaturen schöpft und es ermöglicht, dass Verenas vollendete Art-Brut nicht in völlig morbiden Horror abgleitet, sondern den Durst, den Hunger nach absoluter. Liebe ausruft und dann hunger nach absoluter Liebe und dann, in einem seiner zahlreichen Kommentare, Ivar Ch'Vavar sagen lassen: Es ist ein Glück für Europa, eine so junge Künstlerin der Art brut zu haben... Ja, sie muss unbedingt Teil dieser Gruppenausstellung sein, die du nächsten Frühling in Lens präsentieren möchtest; für mich ist Verena Wimmer eine Offenbarung. Nachricht erhalten, ich arbeite daran, Verena wird Teil der Kunst-Ausstellung ARt 10/10 sein, die am 14. März 2026 in der Botschaft von Cou2Com / ehemaligen Räumlichkeiten der Banque de France in Lens / Frankreich eröffnet wird... es wird der erste Tag des Frühling der Dichter in Frankreich sein.


Last Friday, I received in my mailbox in Douai *Zwischen Licht und Schatten*, which Verena Wimmer had sent to me, her brochure of about thirty pages that offer a glimpse into her work as an outsider artist ; the next day, I was in Amiens at the home of my faithful friend and great Comrade, the sacred poet, somewhat shaman, Ivar Ch'Vavar from Berck, and together we took the time to leaf through and look at the reproductions of the many paintings from *Zwischen Licht und Schatten*, a journey into Verena's visions and messages, between frights, nightmares, and daydreams, in an arrangement of shimmering colors that, beyond the fear, often contains a clever dose of humor, a corrosive and witty displacement borrowing much from childhood and fairy tales, witches, and other phantasmagorical creatures, which allows Verena's accomplished outsider art not to sink into completely morbid horror and to cry out the thirst, the hunger for absolute Love, In one of his many comments, to Ivar Ch'Vavar: It is a great opportunity for Europe to have such a young outsider artist... Yes, she must be, certainly, part of this group exhibition that you wish to present next spring in Lens; for me, Verena Wimmer is a revelation. Message received, I am working on it, Verena will be part of the ARt 10/10 exhibition which will open its doors on March 14, 2026, at the Embassy of Cou2Com/former premises of the Bank o France in Lens, France... it will be the first day of the Springs of Poets in France.





BQN n°15 : pages 1 : “Reggie arrives at the Tea Party” : Photo shop collage art by Sarah Beth de Reston/u.s.a. - Illustration musicale : "Ants on my Tea" de Charles & Les Lulus.