BÛCHER FUNERAIRE
Au bas des rues, ce soir, le livre saint va cramer,
Les gens rire et pleurer dans leurs agitations
[tourmente jouissive]
Jetez vos peurs et perdez votre culpabilité,
Ce soir, nous brûlons vos responsabilités dans l'incendie.
Nous voyons les flammes s'élever bien plus haut
Mais si vous obtenez trop de cendre,
Vous ne pourrez plus rentrez chez vous.
Et comme je me retrouvais vraiment sur le front
J'ai pu voir ces visages de ceux amenés à pisser de rire sur leu identité.
[et les flammes redoublent alors de force]
Leurs yeux exorbités à la folie de leurs visages congestionnés racontent que
Les plus faibles s'écrasent pareils aux fort qui deviennent plus forts.
Nous régaler de chair et boire le sang,
Vivre de par la peur et dans le mépris de l'amour dans une crise [ce que les prix augmentent aujourd'hui !]
Apportez un peu de papier et du bois,
Apporter ce qui demeure de tout amour pour le feu.
Nous nous voyons regarder les flammes
Dans le bûcher funéraire
Nous nous voyons, regardez !, les flammes grimper plus hautes
Mais vous obtenez trop de cendre
Vous ne pourrez plus rentrez chez vous.
Dans le bûcher funéraire
[enfin je me sens si jeune, quand je me sais si vieux]
[Eh bé ! j'ai juste à ne pas grandir pour ne pas répondre à la demande]
Dans le bûcher funéraire
[enfin je me sens si jeune, quand je suis si vieux]
[Eh bé ! j'ai juste à ne pas grandir pour répondre à la demande]
Eh, bé, je me sens si vieux quand je me sais si jeune.
Eh, bé j'ai juste à ne pas pouvoir grandir pour répondre aux véritables exigences.
Très libre adaptation française, de la chanson FUNERAL PYRE de Paul Weller (The Jam==>).
*****
Aux barbelés gris des horizons de givres sont déclinées les grenades des heures à exploser de cette saison des fêtes de la fin des fins, nous sommes, déjà, à la fin de décembre. Aux marches à sceller au tombeau du jour, Lucy avance ; en boule inerte dessous son petit blouson en skaï, enveloppé dans la chaleur humide de la poisse et de la pisse qui traverse son extraordinaire chandail rouge vermeil de la misère ordinaire, elle me porte. La naissance de l'enfant Jésus illuminent les fenêtres de la cité, alibi qui rituellement sert à chaque fois de prétexte, d'alibi, aux débordement des ripailles qui vont envahir les appartements, ici, comme ailleurs, mais ici c'est la cité Eldorado du pays des briques feu. Certains, ce soir, vont dégueuler d'abondance.
Lucy longe le cul nord-est d'un de ces immeubles récemment rénové, à prix massacrant les concurrents, de par la fourberie de l'ogre bailleur. Déjà, comme une petite fauvette survivante et grelottante dans le gros paquet plombé de l'air gelé, Lucy traverse l'espace qui sert parfois de terrain de foot pour rejoindre au fond, tout a fond, derrière une cage de but, délabrée et rouillée, la petite légion de rébellion muchée dans quelques hauts bosquet que l'urbanisme n'a pas encore spoliés. Eldorado, un nom jeté comme un pieu dans l'œil prolétaire du cyclope des trente glorieuses de par des prompteurs sur les écrans des réunions en comité élargie des promoteurs éclairés, des décideurs éveillés, de l'habitat sur des échafaudages en amplifications des ampleurs des aggravations, pour une de ces cités, une de plus ! à dormir pauvre, bientôt debout ?, que Lucy n'a jamais pu quitter depuis...
Souvenirs d'une époque quand le père est licencié : fermeture de la fabrique de textile Van Temoort. Depuis ce ne fut plus jamais que des missions express en intérim pour des francs démantelés au profit de l'euromonnaie... Puis, un incendie ! le père change d'alliance, il pactise avec l'alcool, le père cogne le visage alarmé de la mère mal armée qui se tait tant qu'elle le peut en corps ; mais, certainement trop tard, sonne la chanson des cloches du divorce pour carillonner à l'unisson le départ, dans la folle ambiance surgit l'épisode la mise à la porte de Sif', cette grande teigne d'ainé de la famille, que la police rattrape bientôt et s'en suit pour un voyage institutionnel en centre d'éducation renforcée. Lucy voit se profiler une possible famille d'accueil, une éventualité pensée à haute voix mais sacrément de traviole, comme un coup de semonce, par une enquêtrice sociale. Bingo ! Une évaluation défaillante rédigée inconsciemment en trompe l'oeil incite le juge pour enfant à préconiser pour le bien du mineur le maintien à domicile de à l'adolescente, en alternance, aux domiciles parentaux car depuis le divorce a été trompété et célébré au tribunal des affaires matrimoniales ; une décision qui offre à Lucy le privilège de voyager tantôt chez l'un, chez l'autre, chez maman-papa qui refont leur vie séparément et tout avec la bienveillante bénédiction de la justice et des services sociaux.
L'Ange chante : 'FIRE' de The Crazy World of Arthur Brown
'I'm the God of Hell Fire & Bring You'
Je suis le Dieu du Feu de l'Enfer et je vous apporte
Fire, i'll take you to
Feu, je te ferai brûler
Fire, I'll takes you to leav
Feu, je te ferai apprendre
I'll see you burn / Je te verrais brûler
You Gonna Burn. You Gonna Burn. You Gonna Burn.
Tu vas brûler. Tu vas brûler. Tu vas brûler.
Burn, Burn, Burn, Burn, Burn, Burn.
Brûles. Brûles. Brûles. Brûles. Brûles. Brûles.
À suivre...


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